Paroles de lectrices et de lecteurs…

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Je viens de finir de lire votre livre Grave panique que j’ai beaucoup aimé. Je me hâte de pouvoir lire les autres. Se trouver dans la peau d’un banlieusard et celle d’un flic m’a captivée. Merci de nous montrer les deux côtés des choses.
Gladys

Grave Panique est arrivé. J’ai attendu un peu, mais pas trop. Juste ce qu’il faut pour nourrir l’impatience. Le reste est une autre histoire… J’ai lu quelque part qu’on pouvait ne pas le lâcher jusqu’à la dernière ligne, repoussant le sommeil à demain. Il m’a fait l’effet inverse. Grave panique vous colle au mur et vous assène sans aucune forme de politesse un uppercut à la façon Baleine. J’avoue, j’ai pas les armes pour survivre à tout ça sans faire escale ailleurs. Il m’a fallu quelquefois quitter cette couverture souple. La poser sur la table, fermer la porte derrière moi, aller respirer le vent chaud du moment même s’il est suffocant. Prendre ma voiture, trouver le lac, y plonger, toucher le fond, remonter à la surface, lever la tête, accrocher mon regard à l’horizon, aux montagnes qui me toisent pour me rappeler que je ne suis qu’une toute petite chose. En sortir, sentir le vent dessiner un frisson sur ma peau, sourire, parler au jour filant. Repartir, laisser des choses sur la rive, en garder d’autres. Rentrer, clore la parenthèse en jouant avec les radars sur l’autoroute, retrouver le marque page, reprendre la descente en eaux troubles et profondes. Le fond… Des vies qui s’entrecroisent et font des nœuds, parfois indémêlables, parfois pas. Une terre aride où ce qu’il reste d’humain retient ses larmes autant qu’il peut. Il y a des endroits où pleurer c’est renoncer, mourir avant l’heure. Mais le ciel gorgé d’eau n’est jamais loin… Une réalité fictive. Une fiction réaliste. Un duo amoureux. La forme… Épurée, essentielle, singulière, juste. Dans bien des endroits, y compris les silences, bouleversante, poétique. En conclusion puisqu’il faut conclure… Je crois que l’écrivain se cache à l’ombre de ses m ( aux ) ots. Quand la magie opère il réveille bien des choses chez le lecteur. Moi l’amoureuse des lumières de l’aube, j’ai été emportée loin… par-delà mes crépuscules. Un voyage dans un monde qui n’est pas le mien, une immersion puissante dans le roman de mes émotions. Il va me rester quelque chose de ce très beau texte au-delà de l’envie de vous lire… encore. Je le garde pour moi. Il y a des métiers que l’on croit faire pour sauver les autres. Avec le temps et l’honnêteté que l’on se doit, on se rend compte que l’on s’y est aussi engagé pour sauver sa peau…
Ophélie

Même si les livres policiers ne sont pas ma tasse de thé, j’avais envie de savoir de source sûre, ce qui se passe réellement en bas de chez moi ! C’est pire que je n’avais imaginé. La police ne doit pas s’ennuyer dans le quartier. Grave panique porte bien son titre. Le récit se termine bien malgré tout ! Tant mieux, c’est la preuve que certains voyous peuvent aussi manifester un peu de tendresse ! L’écriture est belle, les textes bien construits et agréables à lire.
Marie 

Je viens de terminer Déroute. Un plaisir de lecture, ce carnet de voyages. Dans la description des lieux, de l’Histoire et des gens que vous croisez, vous vous transformez un peu en caméra. Vos représentations sont précises. J’ai ressenti les ambiances, les senteurs, les textures de ce que vous racontez, dépeignez, détaillez en phrases courtes. Sans oublier votre clin d’oeil à Dona Léon, que je suis depuis ses débuts. Merci pour cet agréable moment que j’ai passé et bonne chance pour la suite de vos aventures.
Eliane

L’écriture de Patrick Delachaux est plus qu’une observation du monde, c’est le rythme du monde. C’est le vertige narratif et l’évocation sincère de l’humain. C’est la phrase vraie d’Hemingway. C’est la vraie vie, celle de la littérature. Au risque, qui vaut la peine, de se briser le cou. C’est un questionnement, une mise à nu. C’est l’écriture d’une vie.
Monique 

Déroute est un bel objet. Presque un recueil de proses. La couverture masculine, sobre, l’intérieur féminin, clair, doux aux doigts, beaux caractères. Les dessins sont fins, délicats, efficaces. Quant au contenu, ce fut d’abord trop. Trop d’images, trop de bruits, trop de sensations, trop de « Je ». Votre écriture colle à la peau, vrille les neurones, crispe le plexus. Alors je l’ai déposé. Je sentais que je faisais de la résistance. Lorsque je l’ai repris, le lendemain, je me suis laissée emporter, immerger. Les images, les odeurs, les saveurs, les bruits, les sensations, j’ai tout pris. Le chemin de la transformation n’est pas simple, déstabilisant, fragilisant. Vous racontez bien vos doutes, incertitudes, interrogations, vos émerveillements aussi, vos rêves, vos illusions. D’un port, d’une ville, d’un continent à l’autre, on sent monter, arriver, la force de vie, la nécessité et le plaisir d’écrire. L’imaginaire connecté à la réalité.
C’est magnifique. Les pages 57 et 58 sont juste parfaites. Un régal.
Mireille 

Que dire de Grave Panique. Je me suis laissée emporter par l’action de la vie d’un flic, par ses aventures et ses mésaventures. Respect ! Je me suis attachée aux personnages, les gentils comme les méchants, dont le quotidien n’est qu’une question de survie. Et je reste terrifiée à l’idée que tous ca existe vraiment. L’homme à l’état animal… Ce récit est profond, sincère et bouleversant, je n’hésiterai pas à conseiller votre livre.
Angélique 

Pour une première nuit avec Patrick, je ne dirais qu’un mot MAGISTRAL ! C’est simple, je n’ai pas pu posé mon livre sans connaitre la fin. Je viens de passer une nuit dans un pays lointain que je ne connaissais pas, mais j’y étais ! Avec ces descriptions détaillées au possible, ce mélange d’intrigues, de sensualité, d’écœurement  (et oui il faut bien le dire) la fiction est la réalité. Tout y est  pour mener le lecteur à bout de souffle. Tu m’as bluffé ! Je savais que je ne serais pas déçue, mais là…chapeau ! Et merci pour cette nuit passée en dehors de mes quatre murs. Demain je retourne dans « mon quartier » !
Valérie

Coucou je craque ! Votre écriture est puissante le rythme comme de la musique : au début Boléro de Ravel , au fur et a mesure de la lecture je vis chaque mot, ressent de la tension nerveuse dans tout le corps, marathon. Qui met à rude épreuve ma résistance existentielle ! C’ est extraordinaire, dans ma vie désormais il y aura un avant et un après Patrick Delachaux ! You are the BEST One … Votre livre flic de quartier est une rhéobase pour le cerveau en rhapsodie constante.
Mado 

Patrick, je viens de terminer de lire Flic à Bangkok. Le ton du récit est percutant, l’ambiance qui s’en dégage est juste, savamment posée et envoûtante. On est loin d’un récit « carte postale », pas sûr que l’office de tourisme de Thaïlande vous embauche comme chargé de communication, la réalité et le réalisme des événements sont crus et sans concession. Bref cette lecture m’a véritablement embarquée jusqu’à la dernière page. Bravo ! Au plaisir de lire prochainement vos autres récits.
Stéphanie

Grave panique est une sorte de manuel pour devenir un très bon flic. Il y a dedans une partie théorique et une partie pratique. Et puis il y a de l’humour et de la compassion et aussi de l’ironie… J’ai lu les chroniques que vous avez eues à la publication du livre. La majorité s’occupe de l’auteur et de sa biographie. C’est vrai qu’il est fascinant, mais le livre… Le livre mérite aussi une analyse.
Sandra 

Patrick, tu parviens à partager ta solitude intérieure, et ça, c’est précieux et ça parle aux gens, car ils s’y retrouvent. Par exemple, quand tu décris ton arrivée dans une chambre d’hôtel, tes gestes, ce que tu observes, tes pensées, la vision de toi dans un miroir, tout en fait est l’expression de cette solitude intérieure à laquelle chaque humain est confronté. A part Nicolas Bouvier dans le Poisson Scorpion, peu d’écrivains parviennent à l’exprimer, je trouve, d’où la force de tes textes. C’est sûr que les voyages aident, mais quand même, tu es très fort pour ça. C’est comme si tu parvenais à mettre « en corps » et « en vie », à travers toi, un sentiment, une notion à la base invisible. C’est précieux, ça adoucit le vécu de cette solitude humaine, le rend plus beau, plus riche. Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce qu’on peut la vivre « à distance » à travers toi, peut-être parce qu’il n’y a jamais aucun jugement de ta part sur elle, peut-être parce que paradoxalement elle est attirante et réveille notre désir de voyages, de ces vécus intenses où le temps se ralentit et où des choses banales prennent soudainement une importance nouvelle, peut-être aussi parce qu’on se sent moins seul, de réaliser que tous on partage cette même solitude. Un peu tout ça mélangé, je pense.  Bref, tu fais du bien aux gens. Merci d’enrichir nos vies grâce à ton écriture…
Fabienne 

Je suis très admirative de votre parcours. Je vous ai découvert dernièrement, tout à fait par hasard, bien que j’avais entendu parler de vous dans les médias lors de votre passage à Saint-Denis chez vos collègues flics français.  Je trouve EXTRAORDINAIRE le personnage que vous êtes devenu : un ancien flic écrivain qui adOOOOOOOre Marguerite Duras ! Qui écrit des scénarios voire même qui joue la comédie (enfin, je crois !) et qui aime les gueules cassées et les putes ! En plus, les positions que vous prenez lorsque vous intervenez auprès de collectivités sont courageuses. Voila. Une fan de plus ! Sortez vite votre dernier livre. Bien cordialement.
Agnès

Je suis gendarme à Neuchâtel. Il y a quelques temps de cela, j’avais acheté et lu ton livre Flic de quartier et j’avoue, j’en ai pleuré. Ce monde si spécial, cet autre côté du miroir pour lequel on s’éloigne des autres, pour lequel on se retire parfois sur soi-même… Ce monde où l’on termine en croyant que seuls les flics se comprennent entre eux, sans se parler, juste en échangeant des regards… Merci d’avoir brisé le tabou… Merci d’en avoir parlé… Je m’incline devant ton courage.
Eric

« Ecrivain, chercher, citoyen », en effet, et combien ! C’est grâce à vos écrits, leur originalité, leur qualité exceptionnelles, et l’éthique que vous y défendez que j’ai découvert en vous comme un frère lointain. Evidemment, c’est avant tout votre talent et votre engagement personnels qui m’ont ouvert de nouveaux horizons de réflexion, et procuré un grand plaisir de lecture. Enfin, j’ai partagé ces lectures avec beaucoup d’amis, ce qui les a amené à se défaire de bien des préjugés (injustes et aberrants) en ce qui concerne la Suisse et son organisation sociale (proche de l’idéal démocratique). Bravo et merci !
Fred

Cher Patrick, c’est moi, la fille de flic de Montréal, celle qui a tant hésité à lire Flic de Quartier croyant que j’aurais affaire au credo d’un repenti, de quelqu’un qui s’excuse d’avoir cogné, qui en donne les raisons, qui fait tout pour qu’on l’aime et le respecte, qui souhaite se réhabiliter, faire amende honorable et j’en passe… J’en ai vu, j’en ai entendu de ces histoires lorsque mon père revenait raconter (enfin, ce qu’il pouvait nous dire) à nous, ses quatre enfants, avides d’histoires plus sensationnelles les unes que les autres. La jalousie de ma mère qui n’avait que la banalité du quotidien à nous offrir en histoire à rêver. Fille de flic, voilà ce que je suis : la méfiance est inscrite dans mon code génétique.
Ben, je me suis trompée. D’un bout à l’autre. Mon père n’était pas un héros et vous, cher Patrick, vous êtes un écrivain. Un grand. Mieux qu’à la télé, plus performant que ceux des salons littéraires. Comme quoi, à force d’insister, on finit par avouer. Flic de quartier, c’est le quotidien traqué. C’est la chasse aux détails, de vie, d’espoir, de chute prévisible. C’est un billet d’entrée dans la cage aux fauves, approche des beaux et des belles, mais aussi une visite à ceux et celles qui le sont les moins. Les gros salauds, les petits escrocs, les crève-la-dalle et les riches de Genève. C’est écrit de manière magistrale, dans un style épuré. Une phrase poursuit l’autre. C’est une chasse aux mots, sans pitié. C’est cru, c’est poétique, c’est ironique. J’en ai eu le souffle coupé d’apprendre qu’un flic de quartier pouvait porter une arme en ceinture et un aussi beau roman-réalité dans sa tête. Je suppose que cela ne devait pas être facile tous les jours.
Je vous ai rencontré une seule fois et je n’ai pas été surprise du rythme de votre voix, du débit de la phrase. Je n’ai pas été étonnée non plus d’apprendre vos longs trajets en Greyhound à travers les États-Unis, votre envie d’aller sur les traces d’Ella Maillart, comme s’il fallait toujours suivre les gens pour comprendre que ce qui les fait avancer eux aussi, c’est parfois la quête, souvent la peur, toujours l’urgence de ce petit pavé de vie qu’on accorde à chacun. Le temps presse. La vie va. La roue tourne et personne n’aura jamais assez de temps pour filer tout le monde. Il n’y a rien de larmoyant dans Flic de Quartier. Il y a bien sûr les tapages, nocturnes et physiques, les chagrins que certains ne veulent  jamais perdre de vue comme si on avait besoin d’eux pour exister à perpète. Il y a ce flic qui plaît, qui charme, père de famille, heureux de retrouver son île pour se mettre à l’abri et s’y refaire. Il y a ce flic, qui même s’il ne s’était jamais fait prendre en photo, on aurait envie de rencontrer. Ce quotidien que vous me présentez est à mille lieux de ce que mon père m’a raconté. Peut-être à cause de la situation géographique aussi. Montréal compte près de six millions habitants. Il y avait les histoires sordides de crimes dans les quartiers gays, les manifestations que nous suivions, nous, ses enfants, à la télé : nous avions peur de voir arriver le gros plan où nous verrions notre héros se bagarrer avec un contestataire chevelu et drogué. Ma sœur et moi, comme ma mère, nous avions aussi peur qu’une femme en détresse captive cet homme si beau. Nous l’avons vu pleurer, mon père. Pas souvent. A trois reprises des suicides de collègues, à bout portant, dans les vestiaires du quartier général. 
Votre parcours est atypique, c’est vrai. Votre énergie hors du commun. Vous savez, cher Patrick, il y des gens de ce pays qui roule des mécaniques parce qu’il publie une plaquette où qu’ils font paraître quelques nouvelles dans les journaux et magazines. Je ne sais pas si on vous l’a assez dit et répété : vous êtes un écrivain de talent. Voilà, je ne suis pas critique littéraire. Mais j’avais envie de vous dire qu’il est bien probable que je vous file pour le reste de mes jours, via vos publications s’entend.  Et ce, avec le plus grand plaisir.
J’ai eu l’occasion de rencontrer l’immense José Giovanni au Salon du Livre, il y a quelques années. Il avait près de 80 ans. Je garde de lui le même souvenir que j’ai de vous : un regard bleu d’une intensité peu commune ; le plus recherché.
Meilleures salutations et bonne continuation.
Louise Anne

Un p’tit bonjour, pour vous dire que j’ai lu votre livre ce dimanche Grave Panique  et qu’il m’a transportée… Passionnant et plein d’émotions, une vraie découverte…
Claudia

Grave Panique est un roman passionnant, ô combien palpitant, plein de poésie,d’émotion et d’humanité ! Tes mots m’ont bouleversée.Tu décris avec beaucoup de justesse cette dure réalité,cruelle parfois…nul doute, tu as l’oeil de lynx, aucun détail ne t’échappe….Tu m’as plongée dans ton univers- qui n’est pas le mien – entraînée dans tes aventures, ressenti l’atmosphère tendue et menaçante, l’imminence du danger, la violence, les tensions palpables…Quelle immersion ! Tu écris et penses avec la tête, mais aussi avec le coeur. Parce qu’il s’agit du destin d’êtres humains.Tes pensées sont remarquables. D’une part elles sont d’une grande sagesse et de l’autre complètement dingues.Bref, un livre intense, poignant qui ferait un super film ! Merci !
Marie

J’ai lu ton livre Grave Panique pendant mes vacances, là JE ME SUIS RÉGALÉE ! J’apprehendais un peu, je me disais : « rho le flicou là avec sa belle gueule …  » Mais non, c’est un putain de bon livre avec une putain de chouette histoire et un putain de bon style… JE RECOMMANDE À CEUX QUI HÉSITENT ENCORE !
Azel

Le week-end dernier, j’ai lu Grave Panique et pour m’en défaire j’ai écrit ce que j’avais ressenti. Il faut un certain courage pour écrire, se laisser publier, et aller au-devant du public. Il faut aussi une bonne dose de narcissisme, là je ne me fais pas trop de souci pour vous. Je suis passée par beaucoup d’états :
Le délice de se couler dans votre nouveau monde, avec croissant croustillant, pavé humide et chaussures trop étroites.
L’émotion, oups, cet homme qui pleure devant Hiroshima mon amour, même si l’on sait qu’il est bourré, c’est juste superbe.
La tendresse, pour Djamel en particulier.
L’agacement lorsque je perçois à travers une certaine manière d’écrire, votre désir d’admiration, de reconnaissance. L’agacement encore, quand je sens, dans le texte, la préparation du film qu’il deviendra.
L’admiration, mazette, vous avez du talent !
Le respect pour votre honnêteté, votre lucidité.
L’écœurement, et pourtant, comme vous, je sais que l’être humain est capable du meilleur et du pire. Je sais aussi que la frontière entre flic et voyou est bien mince, mais elle est mince chez chacun d’entre nous. Il faut juste être lucide et arrêter l’angélisme.
La consternation de constater que la situation dans ces quartiers, dans la police, est encore pire que ce que j’imaginais. Et dieu sait si j’imaginais déjà un semi-enfer.
L’estime pour ceux qui essaient de répandre un peu de lumière et d’humanité dans ce désastre.
La compassion pour vous tous, habitants et policiers. Dedieu que c’est dur parfois.
L’étonnement, vous pourriez décrire tout ce petit monde avec beaucoup de mépris et de rancœur. Or, on sent chez vous une immense compréhension. En effet, il est difficile de devenir un homme bien dans ce bourbier, avec les antécédents que vous relatez, le manque de tout, la discrimination, etc.
Le rire, en effet, j’ai beaucoup ri, vos descriptions sont si détaillées, si bien observées, avec un œil à la fois moqueur et bienveillant.
Tout y est. Rien ne manque. Odeurs, saveurs, bruits, horreur, rires, larmes, actions, peur, sang, sexe, tendresses, polémiques, éclaircissement d’un délabrement. Pourtant quelque chose m’a manqué. Je ne sais pas très bien expliquer quoi. Comme si vous étiez resté à la lisière des choses, témoin, reporter, observateur en tout premier lieu. Mais peut-être que c’est moi qui suis restée à la lisière des choses ? Pour me protéger.
Continuez, c’est un vrai bonheur de vous lire.
Mireille

J’ai bientôt terminé Grave panique ton livre me bouleverse. Tu as cette manière tellement particulière de nous entrainer dans la réalité. Je n’ai pas l’impression de lire mais de visionner un film. Tu as une telle habilité à coucher sur papier les détails, et de nous embarquer avec toi. J’ai aimé tous tes livres mais celui ci est pour moi de loin le meilleur. Je plonge ce soir dans le chapitre « On s’ra toujours en cavale » Eh oui, j’arrive au bout. Je n’ai qu’un mot à te dire MERCI. Certes, tu m’as fais pleurer, mais je ne t’en veux pas. J’ai eu l’occassion de travailler dans le milieu de la justice ou de l’injustice, je ne sais plus…
Danièla

Cher Patrick, je me permets de vous écrire pour vous remercier pour votre livre que je viens, hélas, d’achever aujourd’hui. Je dis hélas car j’aurais aimé pouvoir en lire d’avantage, tant votre récit a eu une résonance en moi. Je suis une jeune ambulancière, qui sévit dans divers quartiers genevois. Je rencontre, j’accompagne, j’écoute, je panse et n’en pense pas moins. Les patients passent, trépassent; mais ne me laissent jamais indifférents. J’aime ce métier et parfois me demande pourquoi est-ce qu’il m’a choisi. Votre héros, en est un homme bien en dehors des clichés des flics habituels, il est simplement humain, et donne chaud au coeur. Torturé, il se questionne sur lui-même et les autres et ne juge pas. Il est un exemple à suivre quand nous sommes tentés de ne résumer une personne qu’a une situation. Vous m’avez donné à méditer ! Je vous souhaite le meilleur pour la suite. Au plaisir de vous croiser un jour.
Fanny

Cher Yves Patrick, permets-moi de te féliciter pour la qualité graphique et fonctionnelle du site et surtout pour son contenu. En bref, une belle carte de visite que je n’hésiterai pas à recommander aux collègues. Pour ma part, après l’école de police à la Sûreté genevoise en 1976, j’y ai travaillé jusqu’à fin 1989 pour ensuite transplanter mes activités du côté de la Berne fédérale, commençant à l’époque à l’Office central stupéfiants. Durant ces 15 ans passés à Genève, j’ai toujours eu l’impression d’être un flic quelque peu atypique, mettant l’aspect humain au premier rang, ce qui enrageait certains qui y voyait un signe de faiblesse. Une anecdocte pour illuster cela:  en 1983, inspecteur à la Brigade administrative, je devais conduire un condamné d’une cinquantaine d’années de Champ-Dollon à la gare pour son transfert par train à destination d’un pénitencier quelconque. L’homme avait été condamné pour meutre de son épouse dans des circonstances quelque peu nébuleuses dont je n’ai plus un souvenir précis. Pendant que mon collègue se rendait au guichet pour y chercher les billets et en attendant le train, je me suis attablé avec mon « client » et, ayant préalablement menotté sa main gauche à son sac de voyage, je lui ai offert un café. Le pauvre bougre s’est mis à pleurer, disant que c’était la première fois depuis son arrestation qu’on le traitait comme un être humain. Evidemment, à son retour, mon collègue m’a traité d’autre chose… En écrivant ces lignes, je me rends compte que j’ai peut-être vécu les dernières belles années de la « police à Papa » où le policier jouissait du respect et de l’estime de la population en général, mais aussi de ses « clients ». Le monde policier, bien que très réglementé, était en même temps bien moins formaliste qu’aujourd’hui. Je me rends aussi compte, en comparant mes expériences à certains de tes écrits, que nous partageons bien des valeurs, mais je n’avais (et n’ai toujours pas) ni les connaissance ou le talent, ni la force ou le charisme pour changer le monde. Je me suis contenté de faire un travail que j’aimais le mieux et le plus humainement possible avec les moyens de l’époque, moyens qui paraissent aujourd’hui d’un autre âge. Tout ça pour te dire bravo pour tes visées et pour ce que tu fais pour y arriver. Tu n’arriveras peut-être pas à changer le monde, mais tu as au moins le mérite d’essayer et de faire réfléchir beaucoup de personnes. Ton travail laissera, j’en suis sûr, des traces.
Nicolas
 
J’ai travaillé pendant douze à la tête d’une brigade canine dans le 9-3, puis ai émigré vers Nantes pendant onze ans et désormais dans les alpes de haute provence. Je vous ai écouté, et suis en total accord avec vous, mais c’est une fois éloigné des problèmes que je me suis rendu compte de l’interet de  la police de proximité, et maintenant j’en suis convaincu. Je me pose juste la question si mes, nos, collégues du 9-3 peuvent encore reprendre la situation avec ce principe de travail. Je ne dis pas qu’il est impossible, je pense simplement que  face à eux, il y a aussi de la manipulation… Cordialement.
Jean Louis

Bien rythmé et documenté, Flic à Bangkok est un roman qui tient le lecteur en haleine du début à la fin. Une réussite.
Jean François

Notre société n’évolue pas toujours favorablement mais je conserve le respect de l’autorité. La vraie violence, c’est Cardinal & compagnie ou la Poste Suisse qui m’a licencié après 30 ans de service parce que je coûtais trop cher ! Surtout, Monsieur Delachaux, ne cessez jamais d’écrire… Bien amicalement.
Pierre-Alain

Bon, ben, que dire de plus !!! J’ai toujours pensé que tu étais un extraterrestre au sein de la police genevoise. Pas le ET qui veut conquérir la planète, mais celui qui veut amener une autre vision de l’humanité… en l’occurence une humanité policière. Bravo et continue.
Stéphane

Bonjour, bravo pour votre prise de position dans « Genève Hebdo » de jeudi dernier : « ce n’est pas en surarmant la police que l’on va assumer la sécurité. Le policier est un constructeur de la paix sociale, pas un guerrier. Or, on a une propension à militariser la police. A quand un char M113 devant les commissariat ? Les citoyens demandent une police de proximité. Pas des militaires. » Meilleures salutations.
Julien

Comme je vous l’ai confié, votre livre Police, état de crise ? m’a permis de sortir de l’ornière insidieuse dans laquelle je me sentais glisser peu à peu. En effet, depuis plusieurs mois et de façon inextricable, je me suis senti perdu entre ma pensée citoyenne et celle du flic. Difficile de verbaliser ou même de connaître l’origine de ton état neurasthénique quand cela fait 14 ans que tu vis et respires un système qui cultive la pensée unique. Combien de fois ne me suis-je pas perdu dans ma réflexion sans aucune réponse possible ? Finalement, avais-je le droit de trahir ma corporation avec de « mauvaises pensées » ? Est-ce tout simplement moi qui n’étais plus fait pour ce métier ? Votre livre et nos échanges m’ont fait du bien à l’âme et apporté un espoir sérieux pour l’avenir. Dépossédé à bien des égards de notre profession, je suis sûr qu’on arrivera à la restituer à ceux qui la respectent parce qu’ils la connaissent.
Christian

Ce qu’a écrit Yves Patrick Delachaux est à consommer avec clairvoyance et compréhension. Il y a certes quelques broderies démesurées et pas mal d’amertume dans ces 119 pages (Police, état de crise ?), mais cette dernière est à mon avis intelligemment canalisée pour le bien de toute la police. S’il est vrai que chacun en prend pour son grade, sans jeu de mots, il faut surtout voir dans cette étude une réelle volonté de l’auteur de faire avancer les choses dans une atmosphère moins tumultueuse et plus adaptée à notre temps. Pour y parvenir, la question n’est pas de savoir si l’auteur et son compère ont choisi la bonne ou mauvaise méthode, mais d’oser l’autocritique sans fard et autres antiphrases encore trop coutumières à la police (…) Mais tant qu’il y aura des écrivains comme Y-P Delachaux, je me permettrai d’espérer. Car avec lui, on a l’assurance que la contestation perdurera.
Pierre-Alain

Je suis en train de lire Police, état de crise, et je me régale ! J’ai tellement à cœur les éléments qui y sont évoqués que je jubile de voir que d’autres m’ont précédé dans ces réflexions, dans cette résistance ! Mais ma pensée n’en est pas à ton stade de maturation… alors vite, il faut que je retourne à ma lecture.
Patrick

Flic à Bangkok, voilà un roman policier intéressant et captivant comme on aimerait en lire plus souvent ! Même si on a une vision un peu erronée de la Thaïlande, le policier n’est pas là pour faire du tourisme, on ressent parfaitement l’atmosphère de ce pays lointain grâce à quelques descriptions de l’auteur sur la ville, les habitants, les rites et coutumes, etc… Bref, je conseille fortement à toutes et tous de lire ce superbe roman policier et de faire un peu de tourisme par livre interposé. Bonne lecture!
Ediane – Critique libre

Bonjour, l’année dernière j’ai suivi votre voyage au Vietnam au travers des reportages du GHI, ainsi qu’à la radio (8.30h). C’était très chaleureux et généreux de le partager avec nous. A cette époque vous étiez encore interrogatif pour tout ce qui concernait votre profession. Au travers d’internet j’ai pu constater que vous avez bien oeuvré depuis lors, et que vous êtes très occupé. BRAVO et courage car j’imagine que toucher à certains domaines ne doit pas toujours être facile. C’est un peu comme donner un coup de pied dans une fourmillère avec pour résultats tout ce qui peut s’en suivre. J’espère tout de même que vous garderez assez de temps pour l’écriture et continuer à nous narrer vos aventures. Moi, ça me fait voyager et ça me ravi. Voilà, encore merci pour votre humanisme. Cordiales salutations.
Raymonde

Je vous ai écouté à l’émission Devine qui vient dîner. Ce fut une bonne émission. Vous avez pu vous exprimer. La journaliste vous en a laissé le temps. Ce qui n’est pas toujours le cas. Une fois de plus, je remarque que vous avez une façon de vous exprimer qui fait dresser l’oreille. Les messages passent. J’imagine que lorsque vous êtes en chair et en os devant une assemblée, votre pouvoir de persuasion, votre charisme, en sont encore plus forts. Un jour, je vous ai entendu, à la Soupe est pleine de la Radio Suisse Romande. Vous parliez trop, trop vite, monopolisant la parole. C’était dynamique, passionné, mais too much, si vous voyez ce que je veux dire. Ce ne fut pas du tout le cas l’autre jour. Plus humble, plus mesuré, mais plus percutant. Vous vous êtes beaucoup amélioré. Je ris en imaginant ce que vous pensez : mais de quoi elle se mêle celle-là ? C’est le privilège des dames qui pourraient vous avoir comme fils. Je n’ai pas d’enfant, mais je crois que j’aurais été assez fière de vous. Trève de plaisanterie. Je lis votre essai en ce moment. Il suscite déjà beaucoup de réflexions. Avec mes meilleures salutations.
Mireille

Bravo pour votre intervention sur France Inter, elle est intelligente, documentée et courageuse !!! J’attends ce type de discours depuis trés longtemps, vous remettez les pendules à l’heure ! Nous avons bien besoin de vous et de votre témoignage éclairé en France ou le climat créé par ce gouvernement est exécrable et ou la gauche ne dit plus grand chose qui aille dans le sens du respect de nos libertés et de l’équilibre social. Merci
Pkirlian

Zut ! Je viens de passer une heure – mais quelle heure – perdu dans les méandres d’internet à découvrir ton site et à survoler certains de tes textes. Moi qui voulais seulement consulter les communications relatives à un cours de l’ISP… Me voilà bien avancé (ou plutôt retardé) mais quand on partage la même passion pour notre métier et la lecture, la tentation était trop forte ! Il faudra que j’y retourne. Ton texte Ecriture et Récit de Vie m’a replongé dans le quotidien que j’avais vécu, parfois de près, d’autres fois de plus loin, entre 1976 et 1989 à la Police de Sûreté de l’époque. Depuis, mon activité à la Police judiciaire fédérale m’ouvre certes le monde d’Interpol et me rapproche de celui d’Europol où on trouve aussi certaines amitiés, mais jamais l’intensité et la passion du terrain. Je suis heureux de t’avoir découvert. La passion du Flic et la compassion de l’Homme, la rigueur de l’homme de loi et le pragmatisme du policier du terrain, la dure réalité de la machine policière avec ses lacunes et un désir de faire évoluer, d’améliorer et changer, autant d’aspects avec lesquels je peux m’identifier et qui « m’obligent » à reprendre une dose… Je me réjouis de lire tes écrits et j’espère un jour avoir le plaisir de faire ta connaissance.
Nicolas

Salut Yves Patrick C’est Marc de la prison de Champ Dollon. J’espère que tu vas bien. Encore bravo pour le reportage que je viens juste de lire dans Femina. Plus j’avance dans la profession et plus je pense à ce que tu nous as enseigné sur les minorités ethniques. C’est vrai que ça fait longtemps, mais ça fleurit toujours plus chez moi. Je trouve bien que tu soulèves que notre travail doit refléter l’image de la société, car nous sommes confrontés dans notre profession à la misère de ce monde. Moi ce qui commence à me faire peur c’est que les extrêmes arrivent avec des méthodes et des slogans graves qui attirent la peur de l’autre. Chaque fois que je vois un article sur toi je suis très fier de dire que tu es un collègue que je respecte que j’admire. Tu es le seul qui m’a enseigné à travailler avec toute ma sensibilité. Encore bravo.
Marc

Bonsoir, C’est la police belge qui vous parle et plus précisément, la police de Mons. Ce petit mot, simplement pour vous dire combien j’ai apprécié votre exposé, seul moment intéressant de la journée (mis à part le sandwich et la tarte, bien entendu…). Dès ce week-end, je vais tenter de trouver votre bouquin: Présumé non coupable, je crois que cela va me plaire… vous tiendrai au courant. Seul bémol, il ne sera pas dédicacé de vos mains, zut alors! A bientôt peut-être et bon retour dans votre joli pays!
Sabine

Je viens de lire Flic de quartier et je n’arrive pas à me débarrasser de vous (!). Alors je vous écris, ça me permettra d’évacuer en mots ce que j’ai ressenti, ce que je ressens. Ca faisait un bout de temps qu’un livre ne m’avait fait autant d’effet. (Ana Gavalda, peut-être, dans un tout autre registre, avec son roman « Ensemble, c’est tout », avait eu cette faculté de m’aspirer dans son monde et de m’en faire vivre toutes ses facettes).
Pourtant … pluie, sang, cris, violence, coups, crasse … au départ c’était pas gagné. Mais très vite se mêlent chaleur, amitié, respect, compassion, saveurs, sensualité, gourmandise de l’instant, amour, écoute et re-compassion.
Les sourcils froncent, le nez plisse, l’estomac crispe, l’éclat de rire fuse, les larmes coulent. Le tout emmêlé, retourné, secoué, sans bouclier (!), on se laisse prendre, on lâche prise et on continue à lire.
Ouaouh ! Par mon âge et mon parcours, je sais que l’être humain est multiple, qu’il est à la fois voyou et policier, diable et ange. Là, vous nous en faites une belle démonstration. Avec tellement de tendresse que j’en suis toute retournée. Merci Yves Patrick Delachaux.
Mireille

Je viens d’acheter Flic de quartier. Je n’en suis qu’à la page 15. D’ores et déjà, bravo, c’est impressionnant. J’adorais Guy des Cars, il y a longtemps. Je retrouve cette ambiance. Tu démontres une belle écriture, poête et philosophe, en tous cas, et AUSSI, très bon observateur.
Gilbert

J’ai terminé ton bouquin qui m’a bien tenue en haleine ! Tu m’avais dit que le style était plus élaboré, et je suis d’accord, je trouve qu’il y a une évolution au niveau de l’écriture, agréable à lire. On est aussi plus près du polar que dans le précédent qui représentait plus le témoignage d’une expérience professionnelle au quotidien (enfin il me semble…). En tout cas, tu sembles avoir le talent nécessaire pour développer une fibre polar, genre littéraire tout à fait indispensable à mes yeux !
Corinne

Je me suis plongé avec délectation dans Flic de quartier. Ca a fait remonter beaucoup de souvenirs. Je m’y croirais de nouveau. J’aime bien ton style d’écriture, bien que cette narration est particulière, mais l’on s’y fait très rapidement et avec beaucoup de plaisir.
Stéphane

Bonjour, je suis gendarme pour le canton de Neuchâtel. J’avais fait votre connaissance à l’école de police en 2003 lorsque vous étiez venu nous donner un cours. A la suite de cela, j’ai acheté et donc lu votre premier livre que j’ai trouvé absolument « grand » tellement tout était vrai…. je l’ai lu en très peu de temps….ça faisait une éternité que cela ne m’était plus arrivé car justement on manque parfois de temps et d’énergie à lire un livre rapidement avec nos horaires !!! J’ai également imprimé, de votre site, le travail d’analyse que vous avez fait concernant les femmes à la gendarmerie genevoise… je pense que plus de personnes devraient le lire…
Valérie

Bonjour, je viens de terminer la lecture de Flic à Bangkok. Vous avez un vrai talent d’écriture. Quand on commence cette lecture on ne cesse de tourner les pages dans l’impatience de la suite. Bravo. Continuez à écrire !
Claude Torracinta

Salut Yves Patrick, ton texte donne envie de se plonger à nouveau dans d’autres quartiers que les nôtres, ceux de Bangkok, ville d’un continent qui n’est ni Ancien, ni Nouveau, mais autrement plus riche en émotions. Cette embouchure sombre de la Chao a certainement dû t’inspirer. Tu as dû y découvrir d’autres linceuls de victimes de l’impureté importée le plus souvent de l’Occident, en échange de quelques moments doux monnayés en poudre ou en une autre monnaie qui rend tout aussi dupe d’une autre illusion. Moi, je ne me laisserai pas duper par cet irréel si souvent confirmé, mais suivrai pas à pas ton aventure. Car j’aime ton style et ta façon de raconter la vie quotidienne du flic. Ma vie en soi et celle de tous les collègues. Que les méandres de ton parcours d’Asie atteignent les molécules de notre récepteur avec effroi ou avec cette douceur fade si bien contée dans « flic de quartier ». C’est mon souhait ! Je me réjouis donc de passer quelques soirées seul avec moi-même et ton livre comme témoin de mon humble parcours de flic. Vive l’aventure et que nombreux soient ceux qui se laisseront narrer de plus près leur métier qu’ils ont choisi avec force et conviction, sans oser l’écrire ou même le dire. Ton écrit sera le leur comme un cahier intime qu’il est bon d’ouvrir de temps à autres pour se rappeler combien la vie est à la fois belle et difficile quand on est un flic. Envoie ton texte comme tel à la rédactrice. Je trouve bien la façon de présenter le livre ainsi…et par toi. Pour ma part, je suis à Lucerne ce mercredi à vendredi prochains. Je donnerai copie de ton texte au rédacteur du journal « Police » et comme moi, il attendra de l’avoir lu pour mieux le présenter. Je proposerai certainement avec plaisir une présentation signée de ma main.
Pierre-Alain

Votre questionnement sur les mécanismes qui vous conduisent à l’écriture, votre perception de cet espace qui vous est désormais nécessaire, voir indispensable, sont porteur de sens. Ils interpellent celui qui, comme moi, est trop souvent confiné dans une production administrative éloignée de certaines de ses aspirations.Vous contribuez à la préservation de cet espace de liberté fondamentale qu’est l’écriture. Cette démarche n’est cette fois pas seulement nécessaire, elle est incontournable.
Constantin

Salut Yves Patrick, juste un mot pour te dire que j’ai profité de ce week-end pour dévorer ton dernier livre. Une année en Inde, un mois au Cambodge l’été dernier, dans les bas fonds de Phnom Penh entre autres, forcémment ça remue… et ton livre m’a rappelé beaucoup de choses. Merci. Bravo!
Jarmi

J’en ai encore le souffle coupé, après avoir lu ton livre. Tu m’as fais replonger dans les années volontairement oubliées… années magnifiques et glauques, emplies de bonheur, de désarrois, d’émotions vives et de terreur. Je constate que, tout comme moi, tu as vécu ces instants dans la magnificence, qui est simplement les brefs moments de la vie réelle.
Pierre

J’ai lu ton livre et je voulais te dire combien j’ai apprécié ce que tu as écris, particulièrement sur les sentiments que nous avons ou pas dans le cadre de notre boulot, sur la capacité à les exprimer, les vivres ou pas et le fait que notre métier nous marginalise, y compris auprès de nos proches. Bravo
Christian

J’ai énormément apprécié l’atmosphère qui se dégage de cet ouvrage. En lisant ton livre, je retrouve un quartier que j’aime, une population que je respecte et un travail qui, bien que souvent inutile, me procure encore du plaisir. J’ai adoré le style haletant de ton écriture. Je me trouve très souvent à bout de souffle et c’est grisant. Merci à toi d’avoir su si bien décrire notre profession en général et notre quartier en particulier.
Gégé

Je tiens à te remercier pour le plaisir que m’a procuré la lecture de ton livre. Pour la satisfaction de voir enfin imprimées, en termes simples, francs, directs, les différentes facettes du métier de flic de rue, de poste, de quartier. Le tempo est bien emballé, la terminologie est celle de l’homme de terrain. Encore merci pour ces quelques heures de pur bonheur.
Michel

En quête d’une lecture pour les vacances, j’ai demandé au vendeur où je pouvais trouver ton livre. Il m’a répondu et ajouté que ce dernier était très bien écrit. Livre en poche, mon épouse et moi sommes partis en voyage. Après avoir goûté quelques pages dans le train et dans l’avion, je n’ai plus pu décoller mes yeux du livre. Tu nous as scotché durant trois jours sur notre chaise longue… Les détails sont d’une telle richesse qu’il est aisé de se mettre dans ta peau, dans ton décor et dans les vies que tu côtoies. Je t’adresse mes félicitations pour ton ouvrage
Olivier

Toutes mes félicitations. Tu es représentatif de notre corporation et cela nous ravit. Ton naturel, ta simplicité et ta franchise reflètent l’image du policier tel qu’il est en général avec son savoir, son professionnalisme, sa perspicacité etc. Merci de nous faire découvrir auprès du grand public!
Patricia

Je te félicite vivement pour ton livre que j’ai dévoré en quelques jours. Il y a très longtemps que je n’avais pas pris un tel plaisir à lire. J’ai vraiment, et ressens, tous tes états d’âmes.
Christian

Autofiction? Autobiographie? Pamphlet? Documentaire? Roman? Polar? Un peu de chaque mais rien de cela en particulier, serait-on tenté de dire. Le tout est en effet magnifiquement dosé dans un enchaînement de récits où chaque Flic de quartier ne peut que se reconnaître à travers les mots, les descriptions et la réalité des faits exprimés. Les rues décrites par le flic de quartier sont aussi sombres et crasses que le poste du quartier dans lequel il évolue avec ses compères Pat, Dom, Al et Gégé. Rendez-vous nous est donné. Cinq chapitres pour autant de jours et de nuits de travail au cours desquels le flic de quartier apprend progressivement à se baigner les mains dans le sang pour ensuite se les laver dans les larmes et l’eau trouble des caniveaux. Troubles et charismatiques sont également les négociants de tous poils que l’on peut rencontrer dans ce quartier, sans oublier les habituées pour qui l’auteur voue une affection toute particulière. Le livre est écrit avec beaucoup d’humilité et le «tu» remplace le «je» avec infiniment de pudeur parce que l’auteur veut aussi dire que dans ce monde qui s’entredévore sans pitié, parfois pour des broutilles, chacun y tient une place prépondérante. Les récits délicatement détaillés épaississent au passage l’encre de la mémoire des «vieux flics», non sans une pointe de nostalgie. Le don de soi semble être le nom de baptême du jeune «flic de quartier». Puis vient cette étrange rencontre avec un ancien policier devenu pèlerin malgré lui. Un pèlerin voyageur, châtié par la justice et les siens, cherchant à embellir la raison du «bleu» et rappelant aux plus anciens que leurs bons états de service peuvent aussi être traités avec beaucoup de mépris. Dans le quartier les baisers sont ennemis ou plus trompeurs qu’ailleurs. Dans ce quartier il est plus facile de couper une branche que de lui greffer des rameaux de contacts loyaux et durables. La force de nos héros croît donc avec le fardeau, ce qui les rend à la fois sympathiques et faussement brutaux sur ce terrain miné qu’ils ont à charge de sécuriser. Peut-être incompris, souvent sous-estimé, le flic de quartier a le mérite de se remettre sans cesse en question et arbore avec intelligence réfléchie l’utilité même de son engagement dans notre société; particulièrement lors d’interventions à risques émotionnels au cours desquelles il est conseillé de ne pas faire état de son âme. A voir évoluer les personnages du livre, l’on se dit que leur survie tient surtout à leur adresse au détriment de toutes autres considérations morales ou supposées l’être aux yeux de l’hypocrisie environnante.Les femmes sont aussi très présentes dans l’écrit du flic de quartier. Elles sont dépeintes avec beaucoup de sensualité et l’auteur ne cherche pas à tourner la tête quand la nudité se présente sous toutes ses formes ou quand il la soutient du regard de manière furtive et admirative en patrouille. La beauté extérieure de ces dames, fardées et façonnées à souhait, est un effet de miroir qui reflète également toute la vulnérabilité du flic de quartier. La volonté de substituer dans ce quartier peut surprendre car il n’y a pas seulement les belles qui sont reléguées au ban de la mort prématurée. Une succession de tristesses de joies cohabitent sournoisement avec tous les vices injectés dans et hors des murs fréquentés par le flic de quartier. Cela fait de lui un témoin privilégié qui doit apprendre malgré lui à se moquer de la justice quand cette dernière avale l’iniquité avec tant de facilité.
Pierre Alain Laurent – Union du Personnel du Corps de Police


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