Alexandre Jardin
Coup de cœur pour Alexandre, et son dernier livre Des gens très bien qui relate un secret de famille… Jardin. Alexandre relate avec lucidité le rôle de son grand-père, dit le « nain jaune », dans la rafle du Vel’d'hiv’ en 42 qui coûta la vie de 13′ooo personnes. J’ai beaucoup aimé Quinze ans après son roman précédent qui fait suite à Fanfan. Un type incroyable que j’ai rencontré pour parler de banlieues et de police proximité. Le courant est immédiatement passé… facile avec un type si sympathique! Alexandre est sensible, il est habité de cette intelligence du coeur que caractérise les Hommes. Il y a son rire aussi, reconnaissable parmi tous les autres. Il faut être solide pour suivre, et Alexandre est solide. J’avais depuis si longtemps lu et relu Bille en tête, le Zèbre, l’île des gauchers, le Zubial dans lesquels Alexandre explore l’amour et l’inadmissible monotonie du couple. Ces oeuvres m’ont servi, peut-être, puisque je suis marié depuis plus de vingt ans, mais devrais-je envisager la fin d’Hippolyte Pécheral pour garder mon épouse Pascale? Bref, par-dessus le marché Alexandre ne peut se satisfaire d’être écrivain et cinéaste, il lui faut s’affronter avec la vie, il crée l’association Lire et faire lire, l’association Mille mots et s’engage pour une série d’ouvrage pour adolescents les Coloriés. Merci Alexandre…
Corinne Jaquet
Coup de cœur pour Corinne qui me fait sourire. C’est une sacrée bonne femme que j’adore, et vu qu’elle aime assez les flics, on s’entend très bien. A ne manquer sous aucun prétexte Meurtre à Genève et La secrète à 100 ans, l’histoire de la police judiciaire genevoise. Corinne est journaliste et romancière. Ces qualités l’amènent très naturellement et avec beaucoup d’intelligence à publier de nombreux romans policiers ou se mêlent suspens et histoire de notre ville. Ses personnages, le Commissaire Simon et Alix Beauchamps la journaliste. Son œuvre polardière : Le pendu de la Treille, Café-crime à Champel, Fric en vrac à Carouge, Casting aux Grottes, Les Eaux-Vives en trompe-l’œil, Les Degrès-de-Poule, Bain fatal aux Pâquis, Les Larmes de Saint-Gervais. Continue Corinne, j’apprécie.
François Hauter
Sa vie me fait rêver. Né à Bangkok François ne cesse de voyager et d’écrire. Rédacteur en chef et Grand reporter au Figaro, il a été correspondant en Chine, en Afrique et aux Etats-Unis et a couvert plusieurs conflits armés, notamment au Liban, au Tchad, au Cambodge et en Afghanistan. Ecouter François parler du monde est une expérience magnifique. Il est encore un écrivain d’une rare intelligence, auteur de biographies de peintres. Il a publié Rouge Glacé (2002), l’histoire de Jia Dun, artiste chinois qui découvre petit à petit que son talent l’aide à survivre dans un société verrouillée par la peur. François publie Planète chinoise en 2008, après s’être interrogé si les Chinois allaient ruiner l’Occident ; ce livre est une tour du monde, de l’Extrême-Orient russe jusqu’au Vanuatu, de San Francisco à Libreville, en passant par Pékin ou Shanghai. En 2010 paraît Chroniques d’Amérique, un périple de soixante-quinze jours à travers les Etats-Unis pour saisir l’Amérique sur le vif. Merci François pour ton amitié.
Jean-Jacques Busino
Coup de cœur pour Jean-Jacques un pote toujours au bord de la rupture. Son dernier livre Cancer du Capricorne est une merveille. Sensibles s’abstenir. Il interpelle et j’en prends plein la gueule. Avec un mec pareil, l’essentiel est abordé, la naissance, la mort. Je retrouve dans ses polars les noirceurs de ma vie professionnelle, Jean-Jacques ne triche jamais. Je suis sonné quand je termine ses textes, mais qu’est-ce que ça fait du bien de glisser sur les rivages noirs d’Un café une cigarette, Dieu à tort, Le bal des Capons, Le Théorème de l’Autre ou La Dette du diable. Et comme Jean-Jacques est duel, il offre de merveilleuses histoires pour les adolescents, Sac de nœuds, Classe foot et Chicoutimi. Jean-Jacques je pense à toi et ta tribu.
Jean Marc Pasquet
Coup de cœur pour Jean Marc que je retrouve parfois dans sa cabane. C’est un mec qui me transporte dans son imaginaire. Il y a du Pratt en lui. Addis-abeba, Bangkok, New York ou Port-au-prince. L’Afrique c’est la Côte d’Ivoire et le Ghana, c’est pour Jean-Marc la rencontre avec cette musique africaine, les sens d’une terre primordiale qui le porte pour son premier roman Nègre Blanc. Il réalise une étonnante performance chamanique avec son deuxième livre Le don de Qà. Jean Marc me fait découvrir un voyage initiatique. Libre toujours est un hymne à la liberté et pour le lecteur un voyage, encore un, sur les terres d’Haïti ou Jean Marc nous fait connaître la spiritualité vaudoue. J’aime Jean Marc pour sa douce folie, et ses quelques nouvelles de Nola Blues.
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