Quel gardien et pour quelle paix ? Il est nécessaire de sauvegarder la paix sociale dans nos quartiers.
L’objecteur de conscience, Frédéric Maillard, et l’expert de police, Yves Patrick Delachaux, partagent, au croisement de leurs expériences et de leurs savoirs, leurs points de vue – étayés par de solides références – et présentent leurs propositions innovantes et exclusives dans ce nouvel essai : Policier, gardien de la paix ?
Les deux auteurs développent une approche de la sécurité collective qui mobilise non seulement les diverses polices mais aussi de nombreux acteurs sociaux comme, par exemple, les animateurs socioculturels.
L’assermentation réservée jusque-là aux policiers pourrait-elle s’étendre à d’autres professionnels ?
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C’est la rencontre d’un flic et d’un manager. La police n’appartient pas à la police, elle appartient à la cité égalitaire de l’Etat de Droit. La police est un instrument de paix.
Après plusieurs années de collaboration intensive à la police genevoise, le policier Yves Patrick Delachaux et l’entrepreneur Frédéric Maillard se sont mis à douter de l’utilité de leurs contributions. Ils ont vu les organisations de police fléchir face à la criminalité. Ils observent que les policiers ne se distinguent plus assez et que leurs missions leur échappent.
La police se cache-t-elle pour mourir ? L’essai politique et scientifique Police, état de crise ? Une réforme nécessaire pose un constat et dresse des résolutions pragmatiques. Yves Patrick Delachaux et Frédéric Maillard argumentent leur thèse par le fait que les changements et améliorations opérés au sein des institutions de police en Europe découlent des décisions politiques. Mais la volonté politique ne suffit pas. Les auteurs estiment que le principal requis est pluridisciplinaire; la police doit s’ouvrir, seule, elle ne pourra pas s’affranchir de son passé, au risque de ne plus pouvoir assurer le droit à la sécurité pour tous.
Cette analyse ne laisse rien présager de bon s’agissant de créer ou de renforcer une police de proximité, plus nécessaire que jamais, capable de résoudre les difficultés sociales à l’échelle de la banlieue et du quartier.
Préface de David Hiler, Président du Conseil d’Etat genevois.
Postface de Olivier Guéniat, Chef de la Police judiciaire neuchâteloise.
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